Pour le coup, j'ai choisi de ne pas retoucher une fois l'excitation retombée.
Elle marchait dans ce couloir de pierre depuis ce qui lui semblait être des heures. Tout droit, sans source de lumière, tout baignait ici dans une pénombre malsaine. Tout, rien, plutôt. Les murs nus, un sol plus lisse qu'il n'était naturellement possible d'en obtenir depuis de la pierre brute,un plafond, son exact reflet. Elle marchait, tentant de couvrir le silence assourdissant régnant ici en maître en faisant résonner ses hauts talons par terre. Peine perdue, les échos qui auraient dû se répéter à l'infini étaient instantanément engloutis par la moiteur de l'air.
L'image s'altéra, se froissa, se déchira, et elle était au sommet d'un de ces anciens pilonnes. Surplombant la marée verte ressuscitée, le ciel dégagé offrant son bleu azur à ses yeux affolés. La nature avait ici repris ses droits et disputait la place aux vieilleries humaines abandonnées. Elle se libéra de l'étreinte de la chair et d'un bon elle éleva sa masse ectoplasmique. Elle le distinguait, au loin, souillant l'éther de son large panache noir. Ses yeux aveugles braqués sur l'horizon invisible, ses lèvres noires encadrant sa gueule vorace, mastiquant la vie.
Un instant plus tard, elle était à ses côtés. Elle voyait maintenant les Syrds tourbillonnant inlassablement autour de l'obscène traînée. Les pages défilaient sans qu'elle eut son mot à dire, et elle se vit les stoppant dans leur course infernale, plongeant dans les sombres volutes de fumée, anéantissant l'essence même de la démoniaque et aimée créature. Elle se vit sortant vainqueur de l'épique combat et découvrant les hautes silhouettes des tours à nouveau dressées découpant le ciel. Elle vit les distorsions architecturales malignes, les formes géométriques se défiant et se répondant, elle la vit, elle, car elle était maintenant avec elle.
Le rythme s'accélérait frénétiquement, le vent, détruisant le repère rassurant du temps, faisait voler les pages par dizaines. Elle vit les ondes de choc immatérielles, elle vit la lumière de ses yeux et de nouveau la perfection du tableau laissa la place au vide, les lambeaux de l'intemporelle image disparaissaient au loin. Une tempête de neige cathodique se déchaîna sur ses épaules, forçant ses pupilles inconsistantes à se rétracter. Et puis elle ne fut qu'une bulle, qui éclata, et elle n'était plus.
Explosant en une pluie d'éphémères Nauâres, le vide n'était plus non plus, et elle réapparut dans un nouvel univers, sans couleur. Elle avait retrouvé son corps disgracieux et se mouvait avec difficulté dans l'air visqueux. Les odeurs assaillaient ses narines et abolissaient son esprit, empêchaient la pensée de germer et de fleurir. Doucement, elle se laissa couler. Elle ne pouvait plus bouger, plus parler, l'atmosphère oppressante lui faisaient l'impression d'être un cercueil de terre.
Elle ouvrit les yeux et se débarrassa du fantasmé ensevelissement d'une saccade de la tête. Elle était à nouveau libre, la voie était de nouveau tracée devant elle, mais il n'y avait plus de plafond, ses cheveux emportés par la brise auraient pu se perdre dans le rose du ciel. L'aguicheur mouvement de ses hanches se faisait plus fluide et naturel, elle était nue, mais elle ne le remarquait pas. Dans sa main gauche flamboyait sa courte épée à double tranchant, brillante des milliers de reflets de l'unique ciel. Le sang dégouttait mais n'éclaboussait pas le sol, il continuait sa course sous ses pieds dans l'infinie blancheur du Rtyle.
Elle marchait.
Elle marchait dans ce couloir de pierre depuis ce qui lui semblait être des heures. Tout droit, sans source de lumière, tout baignait ici dans une pénombre malsaine. Tout, rien, plutôt. Les murs nus, un sol plus lisse qu'il n'était naturellement possible d'en obtenir depuis de la pierre brute,un plafond, son exact reflet. Elle marchait, tentant de couvrir le silence assourdissant régnant ici en maître en faisant résonner ses hauts talons par terre. Peine perdue, les échos qui auraient dû se répéter à l'infini étaient instantanément engloutis par la moiteur de l'air.
L'image s'altéra, se froissa, se déchira, et elle était au sommet d'un de ces anciens pilonnes. Surplombant la marée verte ressuscitée, le ciel dégagé offrant son bleu azur à ses yeux affolés. La nature avait ici repris ses droits et disputait la place aux vieilleries humaines abandonnées. Elle se libéra de l'étreinte de la chair et d'un bon elle éleva sa masse ectoplasmique. Elle le distinguait, au loin, souillant l'éther de son large panache noir. Ses yeux aveugles braqués sur l'horizon invisible, ses lèvres noires encadrant sa gueule vorace, mastiquant la vie.
Un instant plus tard, elle était à ses côtés. Elle voyait maintenant les Syrds tourbillonnant inlassablement autour de l'obscène traînée. Les pages défilaient sans qu'elle eut son mot à dire, et elle se vit les stoppant dans leur course infernale, plongeant dans les sombres volutes de fumée, anéantissant l'essence même de la démoniaque et aimée créature. Elle se vit sortant vainqueur de l'épique combat et découvrant les hautes silhouettes des tours à nouveau dressées découpant le ciel. Elle vit les distorsions architecturales malignes, les formes géométriques se défiant et se répondant, elle la vit, elle, car elle était maintenant avec elle.
Le rythme s'accélérait frénétiquement, le vent, détruisant le repère rassurant du temps, faisait voler les pages par dizaines. Elle vit les ondes de choc immatérielles, elle vit la lumière de ses yeux et de nouveau la perfection du tableau laissa la place au vide, les lambeaux de l'intemporelle image disparaissaient au loin. Une tempête de neige cathodique se déchaîna sur ses épaules, forçant ses pupilles inconsistantes à se rétracter. Et puis elle ne fut qu'une bulle, qui éclata, et elle n'était plus.
Explosant en une pluie d'éphémères Nauâres, le vide n'était plus non plus, et elle réapparut dans un nouvel univers, sans couleur. Elle avait retrouvé son corps disgracieux et se mouvait avec difficulté dans l'air visqueux. Les odeurs assaillaient ses narines et abolissaient son esprit, empêchaient la pensée de germer et de fleurir. Doucement, elle se laissa couler. Elle ne pouvait plus bouger, plus parler, l'atmosphère oppressante lui faisaient l'impression d'être un cercueil de terre.
Elle ouvrit les yeux et se débarrassa du fantasmé ensevelissement d'une saccade de la tête. Elle était à nouveau libre, la voie était de nouveau tracée devant elle, mais il n'y avait plus de plafond, ses cheveux emportés par la brise auraient pu se perdre dans le rose du ciel. L'aguicheur mouvement de ses hanches se faisait plus fluide et naturel, elle était nue, mais elle ne le remarquait pas. Dans sa main gauche flamboyait sa courte épée à double tranchant, brillante des milliers de reflets de l'unique ciel. Le sang dégouttait mais n'éclaboussait pas le sol, il continuait sa course sous ses pieds dans l'infinie blancheur du Rtyle.
Elle marchait.









...Alors?